Au début La Journée Internationale des Femmes a été officialisée par les Nations Unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.du XX°s, des femmes de tous pays s’unissent pour défendre leurs droits et réclamer le droit de vote. La création d’une Journée internationale des femmes a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrivait alors dans une perpective révolutionnaire. La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.
1857 : le mythe des origines ?
La légende veut que l’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857... evénement qui n’a en réalité jamais eu lieu ! Par contre l’origine de cette journée s’ancre bel et bien dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XX°s.
Et après ?
La date est réinvestie avec le regain féministe des années 70 et la Journée internationale des femmes est reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977, et en France en 1982 C’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan.
La Journée internationale des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer.
L'ONU marque la Journée internationale contre la mutilation génitale féminine
6 février 2007 –
Environ 120 à 140 millions de femmes ont subi la mutilation ou coupure génitale féminine et trois millions de filles continuent d'y être exposées chaque année, rappelle aujourd'hui l'agence des Nations Unies pour la population, qui demande l'arrêt de cette pratique qui viole les droits fondamentaux des femmes et des filles et compromet gravement leur santé. Ces mutilations comportent des risques durant l'accouchement et laissent de durables cicatrices sur le corps et le psychisme, rappelle le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) dans un communiqué publié à New York à l'occasion de la Journée internationale contre la mutilation génitale féminine. Suite>>>ONU - Actualités
Charte Mondiale des Femmes pour l'Humanité
Préambule
Nous marchons depuis longtemps pour dénoncer l¹oppression que nous vivons en tant que femmes, pour dire que la domination, l¹exploitation, l¹égoïsme et la recherche effrénée du profit menant aux injustices, aux guerres, aux conquêtes et aux violences ont une fin.
De nos luttes féministes, de celles qu¹ont menées nos aïeules sur tous les continents, sont nés de nouveaux espaces de liberté, pour nous-mêmes, pour nos filles et pour toutes les petites filles qui, après nous, fouleront ce sol.
Nous bâtissons un monde où la diversité est un atout et où tant l¹individualité que la collectivité sont sources de richesse, où les échanges fleurissent sans contraintes, où les paroles, les chants et les rêves bourgeonnent. Ce monde considère la personne humaine comme une des richesses les plus précieuses. Il y règne l¹égalité, la liberté, la solidarité, la justice et la paix. Ce monde, nous avons la force de le créer.
Les femmes forment plus de la moitié de l¹humanité. Elles donnent la vie, travaillent, aiment, créent, militent, se distraient. Elles assurent actuellement la majorité des tâches essentielles à la vie et à la continuité de cette humanité. Pourtant, leur place dans la société reste sous-évaluée.
La Marche mondiale des femmes, dont nous faisons partie, identifie le patriarcat et le capitalisme comme les systèmes d¹oppression des femmes et d¹exploitation d¹une immense majorité de femmes et d¹hommes par une minorité. Ces systèmes s¹ancrent dans le racisme, la xénophobie, l¹homophobie, le colonialisme, l¹impérialisme, l¹esclavagisme, le travail forcé et ils les renforcent. Ils font le lit des fondamentalismes et intégrismes qui empêchent les femmes et les hommes d¹être libres. Ils génèrent la pauvreté, l¹exclusion, violent les droits des êtres humains, particulièrement ceux des femmes, et mettent la planète en péril.
Nous rejetons ce monde. Nous proposons de construire un autre monde où l¹exploitation, l¹oppression, l¹intolérance et les exclusions n¹existent plus, où l¹intégrité, la diversité, les droits et libertés de toutes et de tous sont respectés.
Ce monde se fonde sur les valeurs d¹égalité, de liberté, de solidarité, de paix et de justice.
ÉGALITÉ
Affirmation 1. Tous les êtres humains et tous les peuples sont égaux dans tous les domaines et dans toutes les sociétés. Ils ont un accès égal aux richesses, à la terre, à un emploi digne, aux moyens de production, à un logement salubre, à l¹éducation, à la formation professionnelle, à la justice, à une alimentation saine, nutritive et suffisante, aux services de santé physique et mentale, à la sécurité pendant la vieillesse, à un environnement sain, à la propriété, aux fonctions représentatives, politiques et décisionnelles, à l¹énergie, à l¹eau potable, à l¹air pur, aux moyens de transport, aux techniques, à l¹information, aux moyens de communication, aux loisirs, à la culture, au repos, à la technologie, aux retombées scientifiques.
Affirmation 2. Il n¹y a aucune discrimination basée sur le sexe, sur la couleur, sur l¹appartenance ethnique ou à une caste, sur l¹origine nationale, sur la classe sociale, sur le mode de vie, l¹orientation sexuelle, le lieu de résidence, la religion, les croyances, la langue, l¹âge, l¹état de santé, le handicap.
Affirmation 3. Aucune coutume, tradition, religion, idéologie, aucun système économique ne justifie l¹infériorisation de quiconque et n¹autorise des actes qui remettent en cause la dignité et l¹intégrité physique et psychologique.
Affirmation 4. Les femmes sont des citoyennes à part entière avant d¹être des compagnes, des épouses, des mères, des travailleuses.
Affirmation 5. L¹ensemble des tâches non rémunérées, dites féminines, qui assurent la vie et la continuité de la société (travaux domestiques, éducation, soin aux enfants et aux proches) sont des activités économiques qui créent de la richesse.
Affirmation 6. Les échanges commerciaux entre les pays sont équitables et ne portent pas préjudice au développement des peuples.
Pour que ce monde existe, les conditions suivantes doivent être remplies:
1. à travail identique ou de valeur équivalente, les femmes perçoivent une rémunération égale à celle perçue par les hommes et jouissent de droits et avantages sociaux similaires. 2. des mesures sont prises pour supprimer les inégalités entre les filles et les garçons, entre les femmes et les hommes. 3. les tâches domestiques, l¹éducation, le soin aux enfants et aux proches sont également partagées entre les femmes et les hommes. Les personnes qui accomplissent ces tâches bénéficient de droits sociaux. 4. les conjointes et les conjoints sont égaux au sein du couple et de la famille, quelle que soit la forme que prend celle-ci. Aucun modèle de famille n¹a plus de valeur qu¹un autre. 5. les femmes disposent de documents d¹identité qui leur sont propres.
LIBERTÉ
Affirmation 1. Tous les êtres humains vivent libres de toute violence. Aucun être humain n¹appartient à un autre. Aucune personne ne peut être tenue en esclavage, subir le travail forcé, être objet de trafic, d¹exploitation sexuelle, de prostitution.
Affirmation 2. Chaque personne jouit de libertés collectives et individuelles qui garantissent sa dignité de la naissance à la mort : liberté de pensée, de conscience, de croyance, de religion; d¹expression, d¹opinion; de vivre son orientation sexuelle; de choisir son/sa partenaire de vie; de voter, d¹être élue, de participer à la vie politique; de s¹associer, se réunir, se syndiquer, manifester; d¹élire son lieu de vie, sa nationalité, son statut civil; de suivre les études de son choix, de choisir sa profession et de l¹exercer; de se déplacer; de disposer de sa personne et de ses biens; d¹utiliser la langue de communication de son choix; de s¹informer, de se cultiver, d¹échanger, d¹accéder aux technologies de l¹information.
Affirmation 3. Les libertés s¹exercent dans le partenariat, la coopération, la tolérance, le respect de l¹opinion de chacune et de chacun et des cadres démocratiques et participatifs. Elles entraînent des responsabilités et des devoirs envers la communauté.
Affirmation 4. Les femmes prennent librement les décisions qui concernent leur corps, leur sexualité et leur fécondité. Elles choisissent d¹avoir ou non des enfants.
Pour que ce monde existe, les conditions suivantes doivent être remplies:
1. les femmes et les hommes sont responsables de la contraception. Elles et ils ont accès à une information fiable et impartiale sur les méthodes contraceptives, sur la protection contre les maladies sexuellement transmissibles et à des infrastructures sanitaires sûres, de qualité et gratuites. 2. les femmes ont le droit et le pouvoir de déroger aux impératifs sociaux et culturels patriarcaux qui imposent un modèle de comportement, qui leur demandent d¹être belles, soumises, silencieuses, performantes.
SOLIDARITÉ
Affirmation 1. Tous les êtres humains sont interdépendants. Ils partagent le devoir et la volonté de vivre ensemble, de construire une société généreuse, exempte d¹oppression, d¹exclusions, de discriminations, d¹intolérance et de violences.
Affirmation 2. Les ressources naturelles, les biens et les services nécessaires à la vie de toutes et de tous (nourriture saine, nutritive et suffisante, santé, éducation, logement salubre) sont des biens et des services publics auxquels chaque personne a accès de manière égalitaire et équitable.
Affirmation 3. Les ressources naturelles sont administrées par les peuples vivant dans les territoires où elles sont situées dans le respect de l¹environnement et avec le souci de leur préservation et de leur durabilité.
Affirmation 4. L¹économie d¹une société est au service de celles et de ceux qui la composent. Elle est tournée vers la production et la commercialisation de richesses utiles socialement, qui sont réparties entre toutes et tous, qui assurent en priorité la satisfaction des besoins de la collectivité, qui éliminent la pauvreté et qui assurent un équilibre entre l¹intérêt général et les intérêts individuels. Elle assure la souveraineté alimentaire. Elle s¹oppose à la recherche exclusive du profit sans satisfaction sociale et à l¹accumulation privée des moyens de production, des richesses, du capital, des terres, des prises de décision entre les mains de quelques groupes ou de quelques personnes.
Affirmation 5. La contribution de chacune et de chacun à la société est reconnue et est porteuse de droits sociaux, quelle que soit la fonction qu¹ils y occupent.
Affirmation 6. Les manipulations génétiques sont contrôlées. Il n¹y a pas de brevet sur le vivant ni sur le génome humain.
Affirmation 7. Chaque personne a accès à un travail justement rémunéré, effectué dans des conditions sûres et salubres, permettant de vivre dignement.
Pour que ce monde existe, les conditions suivantes doivent être remplies:
1. l¹État de droit, laïc et démocratique est instauré dans le cadre d¹une démocratie réellement représentative, participative, paritaire, non discriminatoire, pacifique, où règnent la concertation, la liberté et le contrôle du bien public par la collectivité. 2. la diversité biologique est conservée comme un bien commun. Les connaissances des femmes de tout âge, des paysannes, des peuples autochtones dans ce domaine sont reconnues et valorisées. 3. Des mesures permettant à toutes et à tous de concilier les activités de travail rémunéré et les activités familiales, sociales, politiques, culturelles sont prises. 4. le travail s¹effectue dans le respect du droit d¹association, d¹organisation et de syndicalisation. 5. des dispositions sont prises pour éliminer l¹évasion fiscale, les paradis fiscaux, la fraude. 6. chaque personne a accès à la sécurité sociale via des programmes publics universels.
JUSTICE
Affirmation 1. Tous les êtres humains sont considérés comme des citoyennes et des citoyens à part entière jouissant de droits humains (droits sociaux, économiques, politiques, civils, culturels, environnementaux) d¹une manière égalitaire et équitable.
Affirmation 2. La justice sociale est basée sur une redistribution équitable des richesses qui élimine la pauvreté, limite la richesse, et assure la satisfaction des besoins essentiels à la vie et qui vise l¹amélioration du bien-être de toutes et de tous.
Affirmation 3. L¹intégrité physique et morale de toutes et de tous est garantie. La peine de mort est abolie. La torture, les traitements humiliants et dégradants sont interdits. Les agressions sexuelles, les violences spécifiques à l¹égard des femmes et le trafic sexuel sont considérés comme des crimes contre la personne et contre l¹humanité.
Affirmation 4. Un système judiciaire accessible, égalitaire, efficace et indépendant est instauré.
Affirmation 5. Chaque personne jouit d¹une protection sociale qui lui garantit l¹accès à l¹alimentation saine, nutritive, et suffisante aux soins, au logement salubre, à la sécurité durant la vieillesse. Elle a accès à des revenus suffisants pour vivre dignement.
Pour que ce monde existe, les conditions suivantes doivent être remplies:
1. lorsque les droits sont bafoués, tout est mis en ¦uvre pour faire la lumière sur les violations des droits et pour assurer effectivement réparation ou compensation pour les torts causés aux personnes ou aux communautés lésées. 2. les personnes qui violent les droits sont responsables de leurs actes. Il n¹y a pas d¹impunité. 3. des moyens efficaces de lutte contre la corruption et contre les mesures arbitraires sont établis. 4. les personnes fuyant les violences, particulièrement aux femmes fuyant les violences sexuelles, bénéficient du droit d¹asile dans un pays sûr. 5. les mouvements sociaux s¹associent, s¹expriment et agissent en toute liberté sans crainte de répression.
PAIX Affirmation 1. Tous les êtres humains vivent dans un monde de paix ce qui signifie: l¹égalité entre les sexes, l¹égalité sociale, économique, politique, juridique et culturelle. Le respect des droits, l¹éradication de la pauvreté assurent que toutes et tous mènent une vie digne, exempte de violence, disposent d¹un travail et de ressources suffisantes pour se nourrir, se loger, se vêtir, s¹instruire, être protégé pendant sa vieillesse, avoir accès aux soins.
Affirmation 2. La tolérance, le dialogue, le respect de la diversité sont les garants de la paix.
Affirmation 3. Toutes les formes de domination, d¹exploitation et d¹exclusion de la part d¹une personne sur une autre, d¹un groupe sur un autre, d¹une minorité sur une majorité, d¹une majorité sur une minorité, d¹une nation sur une autre sont exclues.
Affirmation 4. Tous les êtres humains ont le droit de vivre dans un monde sans guerre et sans conflit. Nul n¹a le droit de vie ou de mort sur les personnes et sur les peuples.
Affirmation 5. Aucune coutume, aucune tradition, aucune idéologie, aucune religion, aucun système économique, aucune situation ne justifient les violences.
Pour que ce monde existe, les conditions suivantes doivent être remplies:
1. des lois sont édictées et effectivement appliquées qui interdisent et condamnent toutes les formes de violences, particulièrement les violences visant spécifiquement les femmes, qu¹elles soient d¹ordre privé ou public, qu¹elles se déroulent en temps de paix ou en temps de guerre. 2. toutes et tous bénéficient de programmes d¹éducation et de formation qui promeuvent une culture de la paix, de la non violence et de prévention des conflits et qui délégitiment les attitudes belliqueuses, machistes, l¹esprit de domination, d¹exploitation et de compétitivité. La représentation haineuse et dégradante des femmes et des hommes est exclue des moyens de communication. 3. l¹industrie de l¹armement est démantelée et reconvertie vers des programmes sociaux en faveur de la santé, de l¹emploi, de l¹éducation. La recherche militaire est abandonnée au profit de la recherche civile. 4. en cas de signes annonciateurs d¹une guerre ou d¹un conflit armé, des méthodes pacifiques sont utilisées pour l¹éviter. Si la guerre ou le conflit armé se déclenche, des méthodes pacifiques sont utilisées pour le résoudre. Les femmes interviennent activement dans ce processus, dans la reconstruction des sociétés et l¹instauration d¹un État garant de la paix. 5. les femmes sont représentées de manière paritaire au sein d¹un système démocratique mondial qui défend réellement les intérêts et les besoins de toutes et de tous, qui instaure la paix, éradique la pauvreté et la violence. Ce système fonctionne dans la transparence et ses activités sont contrôlées par les membres des sociétés qui l¹instaurent.
APPEL Cette Charte mondiale des femmes pour l¹humanité appelle les femmes et les hommes et tous les peuples opprimés du monde à proclamer individuellement et collectivement leur pouvoir à transformer le monde et à modifier radicalement les rapports qui les unissent pour développer des relations basées sur l¹égalité, la paix, la liberté, la solidarité, la justice.
Elle appelle les mouvements sociaux et toutes les forces sociales de la société à agir pour que les valeurs défendues dans cette Charte soient effectivement mises en ¦uvre et pour que les pouvoirs politiques prennent les mesures nécessaires pour les appliquer.
Elle invite à l¹action pour changer le monde. Il y a urgence !!!
Aucun élément de cette Charte ne peut être interprété ni utilisé pour énoncer des opinions ou pour mener des activités contraires à l¹esprit de cette Charte. Les valeurs qui y sont défendues forment un tout. Elles sont égales en importance, interdépendantes, indivisibles; la place qu¹elles occupent dans la Charte est interchangeable.
Qui nous sommes Nous sommes des femmes membres de la Marche mondiale des femmes. Ce mouvement est composé de groupes de femmes de diverses origines ethniques, culturelles, religieuses, politiques, de classe, d¹âge, d¹orientation sexuelle. Au lieu de nous séparer, cette diversité nous unit dans une solidarité plus globale.
En 2000, nous avons, en tant que Marche mondiale des femmes, écrit une plate-forme politique contenant 17 revendications concrètes afin d¹éliminer la pauvreté dans le monde, réaliser le partage des richesses, éradiquer la violence à l¹égard des femmes et atteindre le respect de leur intégrité physique et morale. Nous avons transmis ces revendications aux responsables du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale, de l¹ONU. Nous n¹avons reçu aucune réponse concrète. Nous avons aussi transmis ces revendications aux élus et élues et, aux dirigeants et dirigeantes de nos pays.
Depuis lors, nous continuons à défendre nos revendications sans relâche. Nous proposons des alternatives pour construire un autre monde. Nous sommes actives au sein des mouvements sociaux du monde et de nos sociétés. Nous approfondissons la réflexion sur la place qu¹occupent et que doivent occuper les femmes dans le monde.
Par nos actions en 2005 et la publication de cette Charte, nous réaffirmons notre croyance en un monde rempli d¹espoir, de vie, et où il fait bon vivre.
Par cette Charte mondiale des femmes pour l¹humanité, Nous déclarons notre amour à la vie, à la beauté, à la diversité du monde.